Des installations photovoltaïques « partagées » plus flexibles – Fin à l’exigence d’un accord à 100 % dans les immeubles collectifs
Concernant le partage de l’énergie, c’est-à-dire la possibilité d’utiliser des installations photovoltaïques « communes », une intervention législative permettra à des groupes de ménages (environ 4 à 5) d’installer ensemble un système solaire, dont la production servira à compenser leur consommation.
Par Solar Home ·
Le ministère de l’Environnement et de l’Énergie souhaite renforcer la compensation énergétique (net-metering) dans le secteur résidentiel, afin que le plus grand nombre possible de foyers grecs puissent exploiter l’énergie solaire et réduire considérablement leurs factures d’électricité.
À cette fin, le ministère a intégré une réforme en ce sens dans le REPowerEU, avec une série de mesures visant à promouvoir le partage de l’énergie, l’autoconsommation et les Communautés énergétiques. En ce qui concerne le partage de l’énergie, c’est-à-dire la possibilité d’exploiter des installations photovoltaïques « collectives », une intervention législative sera mise en place afin que des groupes de foyers (environ 4 avec 5) puissent installer ensemble un système solaire et compenser leur consommation grâce à l’électricité qu’il produit.
En outre, afin d’offrir le cadre le plus souple possible, il est prévu que les foyers ne soient pas nécessairement domiciliés dans le même immeuble, mais dans le même îlot.
L’unanimité ne sera plus requise pour l’installation
Dans le cadre de la même intervention, le ministère de l’Environnement et de l’Énergie modifiera le cadre réglementaire actuel, qui prévoit que l’installation d’un système photovoltaïque sur le toit d’un immeuble collectif nécessite l’accord de 100% des propriétaires. Même si ce pourcentage sera réduit, l’approbation de la majorité des propriétaires devra dans tous les cas être obtenue. Cela signifie qu’il ne sera pas abaissé en dessous de 50%+1.
Il convient de noter que le ministère a déjà inscrit les installations photovoltaïques « collectives » dans la législation nationale, par le biais de l’autoconsommation collective, instaurée par la loi . 5037/2023 adoptée au printemps dernier. Dans ce cas, toutefois, le système « collectif » ne peut être utilisé que par des consommateurs (au moins deux) situés dans le même immeuble.
Avec la nouvelle intervention du ministère, cette restriction ne s’appliquera plus qu’aux entreprises : l’autoconsommation collective ne pourra être utilisée que par des sociétés (au moins deux) installées dans le même immeuble. En outre, pour les foyers, l’unanimité des 100% des propriétaires reste requise pour l’installation d’un système sur le toit d’un immeuble collectif.
Registre & Help desk pour les Communautés
Le ministère souhaite que les nouvelles mesures entrent en vigueur au cours du premier trimestre de l’année. Par ailleurs, afin de promouvoir la compensation énergétique, il prévoit, dans un second temps (d’ici au premier trimestre de 2025), de créer un registre des autoconsommateurs afin de faciliter leur changement de fournisseur. Dans le même calendrier, le ministère prévoit la mise en place d’un Help desk dédié, afin de favoriser le développement des Communautés énergétiques.
Les Communautés énergétiques permettent notamment à un groupe de consommateurs résidentiels de recourir à la compensation énergétique virtuelle en installant le système photovoltaïque n’importe où sur le territoire. Le Help desk fournira une assistance technique pour la création de projets collectifs de ce type et aidera les personnes intéressées à chaque étape de la procédure.
Parallèlement, le ministère souhaite que l’arrêté ministériel soit publié d’ici mars, afin de « mettre en œuvre » tous les modèles d’autoconsommation instaurés par la loi . 5037/2023 – comme l’autoconsommation collective. Un autre modèle instauré, qui concerne les entreprises, est la compensation simultanée (net-billing).
Davantage de « capacité » électrique pour l’autoconsommation
Parallèlement, le ministère prévoit d’augmenter la capacité du réseau de distribution réservée exclusivement aux applications d’autoconsommation des foyers, des entreprises et des agriculteurs. Dans ce cadre, il élargira une mesure existante, de sorte que 10 MW soient désormais réservés par transformateur de poste du réseau, et non par poste. On estime ainsi que la capacité électrique disponible pour l’autoconsommation dépassera 3 GW, contre 2 GW actuellement.
La répartition entre les catégories pouvant utiliser cette capacité sera également modifiée. Les entreprises seront les grandes gagnantes : 50% leur seront attribués, soit plus de 1,5 GW. La capacité sera ainsi suffisante pour permettre le déploiement sans entrave du programme « photovoltaïque pour les entreprises ».
Pour les 50% restants, les Communautés énergétiques entreront en jeu et, avec les autoproducteurs des secteurs secondaire et tertiaire, se verront attribuer 30%. 40% seront réservés aux systèmes résidentiels et 30% aux agriculteurs autoproducteurs. En outre, dans tous les cas, la puissance maximale de production des systèmes pouvant être installés passera à 100 kW. Le plafond actuel de 10 kW de puissance de production ne sera maintenu que pour les systèmes résidentiels.